Les origines familiales des Cabaraux
Louis Billon, le grand-père maternel de Marie Cabaraux, est originaire de Pesche. Son père est boulanger. Veuve très jeune, sa mère continue le commerce pour élever son fils et sa fille Virginie. Louis épouse Félicité Courtois, veuve du gendarme Brasseur, mort d’une chute de cheval. Félicité Courtois a déjà trois enfants, à savoir Alfred, Arthur et Bertha. Elle a eu aussi un enfant mort très jeune. Félicité est revenue vivre chez son père au décès de son mari. Elle marie Louis Billon. Ils quittent Pesche pour venir s’installer au Fonds de l’Eau où Louis devient marchand de grains et farines[1]. Ils bâtissent une maison à l’emplacement du Garage Collignon-Pneus[2]. Le commerce de grains et farines est très florissant. Trois enfants naissent de leur union : Louis, Emile et Camille. Louis BiIlon, père, fréquente Ernest Meunier (menuisier et premier centenaire de Couvin) qui devient son meilleur ami ainsi que le notaire Leroy. Chaque semaine, les notables couvinois se réunissent pour faire un bon repas. Il a confiance dans ses enfants qui sont tous commerçants.Son fils Louis lui demande de se porter aval mais comme il mène des affaires hasardeuses, Louis père doit payer les dettes de son Louis fils. Cela I’a ruiné et a posé de gros problèmes car l’autre fils Emile s’est senti lésé.
Louis, père, vit avec son épouse à Regniessart chez la fille du premier mariage, Bertha Brasseur. A la fin de sa vie, lorsque la maladie devient pénible, ils viennent vivre chez leur fille Camille Billon à Couvin où ils finiront tous leur vie.
Emile Billon
Emile Billon, le deuxième fils de Louis père et de Félicité Courtois, épouse Carmen Quiquempois et s’installe rue de la Marcelle. Il ouvre une quincaillerie (actuellement Maison Delid – jean’s et confection, propriété de Mademoiselle Baudet). A l’étage, il vend des articles de chasse et de l’argenterie. Comme son père, Emile est un bon vivant et un chasseur passionné. Il a deux filles, Noëlle et Jeanne qui au décès de leur père continuent le commerce. Jeanne met fin au commerce dans les années 1970 et vend de l’essence pour le compte du garage Magotteaux. Noëlle épouse Emile Janssens, instituteur chez les Frères Maristes de Couvin. Leur fils Jacky a été professeur dans le namurois.
Louis Billon fils.
Il s’installe garagiste chez ses parents à Couvin. En première noce, il épouse Marie Mathy de Couvin et a une fille Marie-Louise (décédée en 2009). Après le décès de sa première femme, il marie Suzanne Marée de Cul-des-Sarts. Il quitte Couvin pour s’installer à Bruxelles et y mener une vie aventureuse.Nous savons qu’il a été importateur du porto Rey Manuel puis s’est installé comme entrepreneur de routes et a ruiné son père à cette occasion. Son dernier métier a été celui de garagiste. Il est mort seul dans un home.Sa fille Marie-Louise (décédée en 2009) a épousé Emile Jacmart et a eu un fils Francis qui s’est tué accidentellement à la barrière Luc à Florennes.
Camille Billon.
Elle fréquente l’école jusqu’à 18 ans, ce qui est assez rare à l’époque, puis rencontre Emile Cabaraux brasseur de Nismes[3], qui livre bière et vins à son père. Elle l’épouse en 1915 et va s’installer à Nismes rue Bassidaine. En 1918, ils quittent Nismes pour venir s’installer à Couvin. Ils achètent la boucherie Ballat à Madame veuve Ballat, née Philomène Ducoffre. La maison du Fbg St-Germain n° 15 appartient à André Keymolen (près du GB) où une pizzéria va s’installer ces prochains jours. En 1921, la maison Cabaraux-Billon est fondée. Camille vend de la lingerie et de la confection féminine. En 1923, la grange Jacquemin brûle et communique le feu à la maison Cabaraux. La famille Cabaraux-Billon fait reconstruire la maison que l’on peut toujours voir au n° 15. Emile Cabaraux a contracté la grippe espagnole, il va donc travailler chez son ami nismois Eli Metens qui a fondé une usine de manches à outil. Cette usine sera reprise par Monsieur Donnay et deviendra les Usines Donnay. En 1927, Emile Cabaraux meurt. En 1932, la veuve Camille Billon vend la maison et en achète une rue de la Ravalagne pour continuer le commerce et élever ses deux filles – Marie et Marguerite[4] – et son fils Roger[5]. En 1950, elle remet son commerce à sa fille aînée, Marie Cabaraux. Camille meurt en 1954.
La Maison Cabaraux
Chronologie
1921 : Commerce de confection situé Faubourg St-Germain n 15 – maison de commerce près de la pâtisserie Ballat. Propriété de Jean (fils) Keymolen[6], dernière occupation par Oxfam, pizéria prévue prochainement. Le magasin avait été loué à Bernard Pignon qui y avait installé un magasin de matériel d’informatique, Micro-Center.
1923 : déménagement rue de la Ville[7] ( l’emplacement actuel au n° 5).
1925 : retour après reconstruction au Faubourg St-Germain jusqu’en 1932.
1932 : déménagement avec achat de l’immeuble sis rue de la Ravalagne n° 2 – actuellement Optique Fontaine[8].
1950 : Camille Billon remet son commerce à sa fille Marie Cabaraux, qui depuis 1931 y travaille avec sa mère.
1954 : décès de Camille Billon.
1961 : achat de l’immeuble au Faubourg St-Germain n° 19– magasin actuel au n° 25. Le bâtiment est totalement rénové. Le magasin y sera transféré fin 1962.
1963 : la Maison Cabaraux vend des soutiens-gorge, gaines, bas, lingerie pour dames et articles pour bébés. Le département enfants est très développé.
1972 : ouverture d’un deuxième magasin rue de la Marcelle (maison actuelle de Mademoiselle Baudet dont le rez-de-chaussée est loué aux Ets Delid). Le magasin est tenu par Monsieur Uhlig Walter, époux de Marie Cabaraux. Il vend des articles pour bébés et enfants.
1974 : agrandissement de la surface commerciale du Faubourg St-Germain. Les deux magasins ne forment plus qu’un seul. Madame Marie Cabaraux vend les articles pour dames tandis que la nouvelle surface accueille les articles pour enfants tenus par son mari Walter Uhlig.
1980 : Décès de Monsieur Walter Uhlig.
1981 : Une sprl est créée compte tenu du fait que le fils et la belle-fille de Madame Cabaraux prennent une part active à la gestion de la maison Cabaraux. Cette sprl a pour objet la vente des articles pour enfants.
1982 : Madame Cabaraux reçoit « Les Palmes d’argent de l’Ordre de la Couronne » en reconnaissance de services rendus.
1985 : rénovation complète du magasin.
1986 : Madame Cabaraux remet son commerce à sa belle-fille Margaret Migalska. La sprl reprend toutes les activités commerciales mais il est décidé de ne plus vendre les articles pour enfants. La Maison Cabaraux se concentre sur son activité gaine, soutiens-gorge, articles de lingerie pour dames. Madame Cabaraux Marie reste fidèle à son poste à la vente.
2009 : Madame Cabaraux Marie décède. La sprl, qui est une structure juridique bien adaptée à la gestion d’une entreprise familiale, poursuit normalement ses activités de vente d’articles pour dames.
Pierre Uhlig
gérant
[1] L’idée de vendre du grain lui est venue du dicton : « On ne fait pas de gros nœuds avec de fines ficelles. » Pourquoi vendre du pain alors qu’un grossiste en grains et farines gagne mieux sa vie ?
[2] On se rappelle qu’à cet endroit, les Bruyer avaient un garage. Le fils reprendra pendant un temps le garage de son père puis ira travailler comme chef mécanicien pour un autre garage.
[3] La famille Cabaraux est bien connue à Nismes car elle possède la Brasserie d’Avignon. Charles Brachet, pharmacien, y travaillera pendant la guerre 14-18 car les universités dont l’U.L.B. sont fermées par l’occupant allemand.
[4] Marguerite épouse Joseph Amant, fermier de son état. Ils auront trois fils à savoir Jean, Roger et Jacques. Jean sera élevé par Marie. Jean habite Couvin. Il a épousé Eliane Robert. Ils ont un fils Thierry qui a une fille Sabine. Jean et Eliane participent activement à la vie de la Maison Cabaraux.
[5] Roger mariera Lucienne Hubert dont la sœur Catherine épouse Albert Dujardin, fermier à Couvin. Ils auront un fils Edouard (+) qui sera chef boucher aux Galeries Jacquemin.
[6] Il s’agit de la propriété de Jean Keymolen (père), achetée à Camille Billon. Lors de la mise à la retraite, Jean (père) avait cédé son commerce à André qui y tenait un magasin de peinture mais continuait surtout le commerce de pompes funèbres de son père.
[7] C’est à cet emplacement que la Maison de peinture Donnay a ouvert un magasin pendant de nombreuses années. L’arrivée de grandes surfaces sur le zoning de Couvin a été fatale pour ce commerce de proximité. Notons qu’il reste à la rue de la Marcelle une grande enseigne couvinoise à savoir Couvy-décor. A la rue de la Ville, à l’emplacement de l’huissier actuel, se trouvait la maison de Robert Robe ; cette maison a été fermée mais Lucien Baudaux dont la famille couvinoise est bien connue y a repris les activités. La famille Baudaux a créé la sprl Baudaux et Fils où le petit fils travaille avec son père, René.
[8] Après le départ de la famille Uhlig-Cabaraux, la maison a été achetée par Raymond Dubois qui tenait un salon de coiffure au Faubourg St-Germain. Après le décès de son époux, Yolande Ballat a loué la partie commerciale à Benoît Fontaine. La maison est actuellement propriété de Monsieur Buttignol de Frasnes.
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